Une semaine d'emails → un tableau de bord.
La page lit les mails de la semaine (en formation, une semaine fictive), remplace les noms, adresses et montants par des repères sur votre poste, prépare le prompt, puis remet les vrais noms dans le tableau de bord rendu par l'IA. L'IA ne voit jamais qui est qui.
1 Anonymiser sur votre poste
Avant que quoi que ce soit parte vers l'IA, les mails sont traités dans ce navigateur : adresses mail, numéros de téléphone et IBAN sont remplacés par des jetons ([EMAIL_1], [TEL_2]…). Ajoutez les noms à masquer : clients, personnes, sociétés, un par ligne.
2 Générer le prompt et le coller dans l'IA
Le prompt contient les mails déjà anonymisés et demande en retour une page HTML complète, à ouvrir dans le navigateur et à télécharger. Relisez l'aperçu avant de le coller : un nom oublié se repère à l'œil.
3 Remettre les vrais noms, sur votre poste
Copiez le code HTML rendu par l'IA et collez-le ici. Les jetons sont remplacés par les vrais noms dans ce navigateur, puis la page est enregistrée sur votre ordinateur.
Le principe : l'IA ne voit jamais qui est qui
On ne peut pas « anonymiser » en demandant à l'IA de le faire : il faudrait d'abord lui envoyer les vrais noms. L'anonymisation se fait donc avant, sur le poste, par un petit programme qui tourne dans le navigateur, sans connexion à un serveur.
- Remplacer chaque donnée qui identifie (nom, mail, téléphone, IBAN) par un jeton. Le même nom donne toujours le même jeton : l'IA peut encore repérer qu'un client écrit trois fois, sans savoir lequel.
- Garder la clé chez soi : la table jeton ↔ vrai nom reste dans ce navigateur. Elle est effacée à la fermeture de l'onglet, sauf si vous la téléchargez.
- Ré-identifier au retour : le tableau de bord produit par l'IA ne contient que des jetons ; les vrais noms sont remis sur le poste.
Ce que dit le RGPD. C'est une pseudonymisation (art. 4 et 32) et une application du principe de minimisation (art. 5) : le fournisseur d'IA reçoit le strict nécessaire et ne peut pas savoir de qui il s'agit. Mais tant que la table existe, ces données restent des données personnelles pour vous. Pour être en règle, il faut aussi :
- utiliser l'outil validé par l'entreprise (contrat avec le fournisseur, données non réutilisées pour l'entraînement) ;
- relire l'aperçu : le programme ne trouve que ce qu'on lui a appris. Un prénom non listé, ou un détail qui identifie (« le chef d'atelier sera absent deux semaines »), passe au travers ;
- retirer les mails qui touchent à la santé, aux salaires ou aux sanctions : ils n'ont rien à faire dans un outil d'IA, même pseudonymisés ;
- ne pas conserver la table ni les exports plus longtemps que nécessaire.